Vendredi 3 au lundi 6 juillet 2026
Chalet Teufi Grindelwald
Vendredi
Grimpe
Avec les Gigis, nous profitons de notre déplacement pour explorer un nouveau secteur d’escalade à Wimmis, le Steinbruch de Burgholz. Nous découvrons une carrière encore à l’ombre, mais offrant des parois trop verticales et lisses. Heureusement, les flancs de la carrière sont plus accueillants et permettent d’accéder à un secteur supérieur. Là , nous dénichons des voies faciles, parfaitement équipées, présentant des prises trouées tout aussi magnifiques qu’à Orvin, le tout sur un rocher naturel. Cela constitue un excellent échauffement en douceur pour ce séjour clubistique.
Il est déjà midi et, avec les Gigis, c’est l’heure du dîner. Suit un digestif sous la forme d’une belle petite dalle sur le chemin d’accès, offrant encore des possibilités d’escalade dans un rocher presque pas usé. La chaleur de cette année El Niño commence à se faire sentir, il est donc temps d’aller se baigner au Faulensee. Ce nom nous inspire et nous flânons dans l’eau bien tempérée du lac de Thoune avant de poursuivre notre route vers Grindelwald, où nous nous rendons au chalet Teufi, situé sous le Faulhorn.
Le chalet est bien situé, légèrement à l’extérieur du village. Il a été construit en 1950 par le club alpin féminin de Berne. Cela se sent dans son agencement très pratique et aux consignes très claires sur la manière dont il faut plier les duvets ou ranger la vaisselle. Les lits sont larges, les matelas confortables, répartis en plusieurs chambres. Donc pas de ronfleur pour perturber nos nuits. La cuisine est bien agencée, ce soir ce sera pasta-party. Plus tard, depuis le balcon, la vue sur la face nord rougeoyante de l’Eiger est splendide, alors que les premières chauve-souris chassent déjà . Et que les 17 clubistes se retrouvent pour jouer, rigoler et organiser leur prochaine journée à Grindelwald.
Monique & Jeff
Samedi
A la découverte de Liselotte et du Öpfelchüechliweg
Samedi, la famille Aebi est partie pour une magnifique journée d’excursion dans la région de la Kleine Scheidegg. L’aventure a commencé par une montée en cabine jusqu’au Männlichen. Nous avons laissé passer une cabine pour être dans la cabine Liselotte, la célèbre vache.
Avant même de partir sur le sentier, les enfants ont profité de la place de jeux avec sa balançoire géante et son mur de grimpe, parfaits pour se dépenser tout en admirant le panorama.
Nous avons ensuite emprunté le chemin en direction de la station intermédiaire de Holenstein. Tout au long du parcours, de nombreux postes ludiques nous attendaient : faire sonner les cloches, gicler des poules (en bois) à l’eau, essayer un cor des alpes, grimper sur un tas de fumier avec vue sur l’Eiger ou encore évoluer sur un parcours dans les arbres. Chaque étape rendait la balade encore plus amusante.
Une pause pique-nique bien méritée nous a permis de reprendre des forces tout en profitant du paysage. En chemin, nous avons eu la chance d’observer plusieurs marmottes, des vaches dans les alpages et la majestueuse face nord de l’Eiger qui dominait l’horizon.
À notre arrivée à Holenstein, nous avons immortalisé ce beau moment avec une photo de famille. C’est là que nos chemins se sont séparés : Sophie et Papa sont redescendus en cabine, tandis qu’Olivia et Lara ont poursuivi l’aventure sur le Öpfelchüechliweg.
Ce sentier raconte l’histoire du paysan Hene, chargé d’apporter ses pommes jusqu’au restaurant Brandegg, réputé pour ses délicieux beignets aux pommes. En suivant ses traces, nous avons découvert de nombreux postes interactifs mêlant jeux et informations sur les pommes et leur culture.
La récompense nous attendait à l’arrivée : une dégustation des fameux beignets aux pommes du restaurant Brandegg, une spécialité qui valait largement la balade.
Pour terminer cette belle journée, nous sommes redescendus en train, où taxi Papa nous attendait. D’ailleurs tout le monde nous attendait – à l’apéro.
Famille Aebi
Via ferrata Grindelwald
Lors de notre séjour clubistique du début juillet à Grindelwald nous avons consacré le samedi matin à une via ferrata. Nous étions 8 motivés (Jeff, Monique, Méline, Jonas, Justin, Patrice, Valentine et moi-même) et c’est à partir du village que nous avons emprunté l’Eiger Express, tout nouveau téléphérique rapide comme son nom l’indique. En 15 minutes, nous sommes arrivés à la station Eigergletscher à 2328m d’altitude et de là nous sommes partis pour 45 minutes de marche d’approche pour arriver jusqu’au pied de cette montagne mythique. Puis les choses sérieuses ont commencé par quelques échelles et lignes de vie câblées dans les nuages résiduels et la fraîcheur du matin mais nous avons bien vite retrouvé le soleil et la chaleur de cet été caniculaire. L’ascension de 450m s’effectue dans une gorge en direction du Rotstock. Nous sommes passés devant une ancienne porte du tunnel du Jungfraujoch. en effet le terminus de la gare ferroviaire se situait à ce niveau en 1903.
Pour arriver sur le sommet surmonté de sa croix, nous suivons une arrête et notre effort est récompensé d’une magnifique vue sur la plaine.
Sur le chemin de la descente marqué blanc-bleu et agrémenté de cordes pour les petits passages en dalle, un pic-nique bien mérité est pris en compagnie des chocards qui profitent de nos miettes.
Au retour, il est décidé de prendre le train à crémaillère de la petite Scheidegg pour profiter du paysage. Et hop, un saut rafraîchissant dans la piscine du village a achevé la journée.
Au chalet Teufi, construit dans les années 50 par la section féminine du CAS Berne, le Roastbeef préparé par Justin et les pdt au four ainsi que la salade nous ont ravi et permis de terminer la journée en beauté.
Mais pour moi la cerise sur gâteau du séjour est arrivée le dimanche soir. Après une excellente fondue, la famille Aebi nous a fait la démonstration d’une danse gestuée « Gute Laune » que tout le monde s’est empressé de reprendre pour digérer et s’amuser. Flashmob qui sera reprise le lundi matin pour se dire au revoir et restera assurément gravé dans les mémoires.
Sylvie Monnier
Groupe rando
9H30 : Le petit groupe « rando » composé de Carine, Gigi, Julie et Sylvaine s’élance en direction du pied de l’Eiger avec le sac «Eiger 35» ad hoc, qui vaudra quelques photos de notre «Gigirazzi» du jour.
Le chemin zigzague entre les dernières maisons et pâturages de Trychelegg, réveillant brutalement les mollets mais l’effort passe comme une lettre à la poste en écoutant les aventures des tenanciers du B&B (sans breakfast) d’Orvin (petit coup de pub !).
Le sentier serpente ensuite dans une magnifique forêt moussue et humide, très agréable en ces temps de canicule, qui fait même transpirer Gigi. Petite pause «biscuit Ovomaltine» avant de continuer en direction de la «Gletscherschlucht» avec sa belle vue sur la gorge, le glacier et les sommets environnants, avant d’arriver au petit passage technique de la randonnée «où il ne faudrait pas tomber» (hein Gigi), suivi d’une échelle et de 58 contours pour arriver au pied des rochers, que l’on longe ensuite sur un joli sentier. Ouf, le plus dur est fait !
12H00 : pas besoin de montre, l’estomac de Gigi nous rappelle qu’il est l’heure de casser la croûte dans un pierrier au soleil, tels des lézards affamés.
A 1700 m, un petit chemin semble redescendre en direction de la vallée et nos deux adeptes des p ‘tits sentiers décident de tenter l’aventure et de terminer par un plongeon dans la piscine de Grindelwald, pendant que Julie et Sylvaine poursuivent en direction d’Alpiglen.
Après une petite trempette des pieds dans un petit jacuzzi à 3 degrés (3 x 4 secondes maximum avant un début de crampes..), nous arrivons à l’intersection Alpiglen-Eigergletscher : Julie se sent pousser des ailes et nous décidons de continuer sur le parcours de l’Eiger trail pour voir la face Nord de plus près durant 2heures.
Le chemin devient plus minéral et quelques dizaines de «Konishiwa» (bonjour, en japonais) plus tard, nous arrivons à notre sommet du jour, son superbe panorama et des énormes mille-feuilles : quelle belle récompense !
15 minutes de descente en cabine suffisent à nous ramener à la gare de Grindelwald, où nous retrouvons le groupe «trempette» comme si on s’était donné rendez-vous.
Un tout grand merci à Gigi et Carine pour leur bonne idée d’excursion du jour et leur bonne humeur !
Sylvaine et Julie
Dimanche
Grimpe
La matinée du dimanche 5 juillet commence par une courte marche d’approche, à peine cinq minutes, juste le temps de quitter le monde ordinaire pour entrer dans celui, plus vertical, de la falaise.
Très vite, la paroi se dévoile, impressionnante, organisée en deux étages comme une invitation à progresser, à choisir son niveau, son défi. Il y en a pour tous les goûts : des voies accessibles pour les plus jeunes ou les débutants, et d’autres, plus exigeantes, qui attirent déjà les grimpeurs aguerris.
Tandis que certains, impatients, s’élancent presque immédiatement, dégaine au baudrier, d’autres prennent le temps d’écouter Gigi et Monique, distillant conseils avisés et rappels essentiels de sécurité.
Casque vissé sur la tête, nous attaquons la première voie en tête, concentrés mais portés par l’énergie du groupe. La roche est fraîche, encore protégée par l’ombre matinale, et la progression se fait au rythme du cliquetis des dégaines et des encouragements. En contrebas, la rivière Lütschine accompagne l’ascension de son murmure constant, apportant une fraîcheur bienvenue et une sensation presque apaisante malgré l’effort.
Peu à peu, le soleil gagne la paroi, réchauffant la pierre et les corps, transformant l’ascension en une expérience plus lumineuse, presque méditative.
Les dernières voies s’achèvent sous une lumière franche, les bras chargés mais le sourire bien présent. La fatigue s’installe doucement, celle qui témoigne d’un effort sincère et partagé. La matinée se conclut autour d’un dîner bien mérité, où les récits de chaque voie, les petites victoires et les moments suspendus trouvent naturellement leur place. Entre rires et souvenirs déjà en train de se construire, l’escalade laisse place à la convivialité, prolongeant l’esprit de la journée bien au-delà de la paroi.
Jonas
Groupe rando
Le groupe «rando» du dimanche se résume à Julie et Sylvaine, qui propose une petite excursion «chill» à sa fille, comme nous avions gravi 1300 de dénivelé le jour précédent (qui fera quand même 1400, mais elle ne le savait pas encore..).
Aujourd’hui, nous découvrons le côté «First» en faisant un petit détour par l’alpage de Bussalp. L’Apfelstrudel et le Rivella se méritent après une longue montée (en suivant le sentier de randonnée jaune) sur une route goudronnée qui fait au moins 30 lacets sous un soleil de plomb, qui met le moral de Julie à rude épreuve. S’ensuit un chemin raide dans les pâturages qui nous conduit au restaurant de Bussalp, son patron accueillant et le pro des vidéos sur portables !
Tiens, un accent connu : eh oui, ce sont des cyclistes de Glovelier qui cherchent une table à l’ombre… il y a même notre factrice qui n’a pas sa langue dans sa poche !
Belle partie de rire avec cette joyeuse équipe et leurs expressions imagées !
Bon, il est temps de repartir à l’assaut des pâturages au milieu des marmottes (et de quelques touristes), avant d’arriver en vue du Bachalpsee.
Beau contraste entre les quelques promeneurs (dont deux Jurassiens !) et les centaines de fourmis qui marchent entre l’arrivée du First et le Bachalpsee..
Petit pic nic pour se donner le courage de prendre un bain de foule, avant la descente du First et le dernier bus de 17H30 qui nous ramène au chalet «Teufi».
Un grand merci Julie et son mental d’acier pour cette belle et longue journée , ainsi qu’à toute l’équipe pour leur bonne humeur et aux GO Monique et Jeff pour l’organisation sans faille de ce beau we à Grindelwald !
Sylvaine
Un peu de VTT durant le week-end
Le constat était clair : peu de motivés pour le vélo durant ce week-end. Une enquête minutieuse menée dans les couloirs du magnifique chalet CAS a permis d’esquisser quelques tentatives explications. Nous noterons pêle-mêle un manque de place dans les voitures vu le nombre de gosses et de bagages à caser, un chalet placé bien trop en haut du village, des routes tracées verticalement par les oberlandais, une concurrence avec d’autres belles activités sportives concoctées par les collègues ou encore des blessures diverses parmi les amis du vélo.
Au final, aucune sortie vélo proprement dite n’aura été organisée à Grindelwald. Par contre, vu que le chalet était placé au-dessus du village et de sa rutilante avenue de shopping, et vu que des VTT attendaient sagement sur un porte-vélo, deux clubistes ont opté pour une combinaison grimpe-vélo de derrière les fagots (pas derrière Défago, vous avez mal lu). Première étape, 15 minutes de descente pour rejoindre le site d’escalade tout en bas vers la rivière. Ayant oublié les cadenas et vu le nombre de touristes sympathiques mais néanmoins fatigués qui rôdent (qui n’a jamais eu l’idée de piquer un vélo pour écourter une longue marche et sa descente interminable ?), nous profitons de l’auto de marque « couteau suisse » de Jef-Monique pour y glisser nos bécanes.
Après la magnifique grimpe et vu que le programme marche-piscine ne nous convainc pas, nous reprenons les VTT pour rentrer au chalet en y ajoutant un beau petit tour. Et hop, les sacs et cordes remplacent les vélos dans l’auto, et nous voilà partis légers.
Comme nous aimons l’effort, nous optons pour une montée sèche de 400 m de dénivelé vers l’arrivée du téléphérique de Pfingstegg. Ayant dû pousser le vélo deux fois dans un chemin raviné et caillouteux pour jeep à 25%, nous comprenons pourquoi les cyclistes ne sont ici pas légions. Les nombreux indiens ou indonésiens ou autres qui se promènent autour de l’arrivée du téléphérique en petit souliers, vestes et foulards transpirent bien moins que nous en faisant la queue pour descendre en luge. Après un coca bien mérité avec vue sur Grindelwald depuis ce point de vue à 1’400 m, nous entamons la descente (en poussant le vélo un petit bout pour éviter de passer par-dessus le guidon) et trouvons un agréable chemin en direction du Wetterhorn. Après quelques (très) raides remontées heureusement goudronnées et autres traversées de prés fauchés jusqu’à la dernière fleur, nous pourrons emprunter à l’horizontal le Terrassenweg de la station, qui nous évite de trop descendre et nous conduit au pied de notre chalet.
Un tout beau tour, bien sportif, qui n’est cependant pas à recommander à tout cycliste (d’ailleurs qui n’est pas fait pour les cyclistes, mais bon, au CAS, on a le courage et le droit de s’écarter des sentiers balisés, non ?).
Valentine et Patrice
Lundi
Dernière activité du séjour pour Monique, Jean-François, Valentine, Patrice et Méline : la montée de la Simmefluh.
Le début se fait avec Julie et Sylvaine qui nous accompagnent jusqu’au départ du sentier câblé.
La suite est une succession de passages à flanc de la paroi et de sentiers dans la forêt (qui étaient les bienvenus par ces températures estivales). Les plus prudents profitent des câbles pour s’assurer avec des longes mais tous montent à bon rythme jusqu’au sommet du Sunnighorn.
La vue est magnifique et nous pique-niquons entre le lac de Thoune, le Stockhorn et le Niesen.
La redescente se fait, au départ, sur un sentier bleu-blanc mais celui-ci est bien moins vertigineux que la montée.
Pas mécontents d’arriver en bas, nous sommes quand même déçus de ne pas trouver une fontaine pour nous rafraîchir avant de reprendre la route pour rentrer ou continuer les vacances.
Méline

















































