8 mars 2026
P’tits sentiers techniques régionaux
Après une petite demi-heure de voyage en ce magnifique dimanche huit mars 2026, nous arrivons à destination.
Nous sommes à Rüttenen alt. 554 m. Et au-dessus de nous, au nord, l’hôtel du Weissenstein à 1280 m. Voilà pour ceux et celles qui ont quelques notions de géographie de notre beau pays, le décor est planté.
Il y a une place de parc dans une forêt qui devait être belle avant le passage récent des tronçonneuses et autres grosses machines de destruction. Mais rassurez-vous elles seront à nouveau belles dans un million d’années après la disparition du grand prédateur. Nous attaquons la montée en suivant le Chesselbach que nous traversons à gué puis sur des petits ponts jusqu’à l’altitude d’environ 800 m.
De là nous faisons un aller-retour par un petit sentier raide et assez expo (T4) pour visiter une petite grotte qui s’atteint par une vieille échelle métallique. C’est le Rundloch ! Au fond de la grotte il y a une table, une couverture et un tube de vaseline, ne manquent que les préservatifs !!
La suite se déroule sur un sentier rouge avec pas mal de randonneurs, randonneuses et familles. C’est dimanche et le son bucolique des cloches des églises de la plaine nous le confirme. Au même moment dans d’autres pays, c’est des sons plus aigus qui rythment la vie des gens, et cela pour assouvir les désirs morbides des grands dirigeants de ce monde.
Mais revenons à nos moutons. Je démarre le sentier rouge en tête, suivi de Carine, mais aussitôt une randonneuse me talonne, je force mais elle me dépasse tout de même. Je m’accroche, suit une section très raide avec beaucoup d’escaliers et là, au prix d’un effort surhumain, je la redépasse. Satisfaction ! M’enfin ! Carine a assisté à la course elle rigole. Ce dimanche c’est la journée des femmes, mais tout de même un peu de respect pour les octogénaires de mon cru.
Les cloches sonnent, il est midi pile et comme calculé par Gigi nous arrivons exactement à l’endroit prévu pour pique-niquer, la précision du mécanicien.
Après la pause nous montons encore un peu, passons à l’envers, il y a encore quelques taches de neige et nous revenons dans le versant sud, au chaud. Là, il faut choisir entre une grande boucle par la Balmfluechöpfli ou descendre directement par un petit sentier aussi légèrement expo (T3).
Après votation (pas celle du « 200 francs ça suffit ») nous choisissons le petit sentier T3. Un randonneur qui monte avec son chien nous assure que c’est le plus joli sentier du canton de Soleure. Nous avons fait le bon choix, comme le peuple suisse ce dimanche. Nous passons encore sous un haut-lieu de l’escalade de la région et arrivons les cinq ensemble et heureux à la voiture.
Maintenant le plus difficile est de trouver un restaurant ouvert avec terrasse et nous avons de la chance.
C’est un Azeris du Haut-Karabagh parlant assez bien en allemand qui nous sert nos boissons. Santé !
Voilà, en écrivant des âneries pareilles, j’espère qu’à l’avenir l’on ne me demandera plus d’écrire ces récits de courses.
Ont participé à cette randonnée d’une qualité exceptionnelle : Carine et Gigi (les chefs) Marlyse, Monique et moi.
P. Carnal















