28 février et 1er mars 2026

Région Simplon

Samedi

Le sommet choisi est le Breithorn du Simplon, culminant à près de 3 500 mètres d’altitude. En partant de l’hospice, une petite équipe de sept personnes prend le départ: Céline, Kathia, Géraldine, David, François, Thierry et moi-même. 

Après une bonne nuit de sommeil et un copieux petit déjeuner, nous nous mettons en route. De nombreuse traces s’offrent à nous pour atteindre le Breithornpass c’est l’endroit prévu pour faire le point : qui allait s’arrêter et qui irait jusqu’au sommet, sachant qu’il reste encore environ 200 mètres à gravir. 

Finalement, tout le monde décide de poursuivre jusqu’au sommet. 

Après avoir atteint notre objectif, un magnifique panorama s’offre à nous, nous enlevons les peaux de phoque pour la descente en direction de l’hospice. Des nappes de brouillard arrivent par le sud, nous ne traînons donc pas. 

Le groupe se retrouve séparé en deux équipes. Conduisant moi-même la première équipe, je m’engage dans une mauvaise descente, ce qui nous oblige de remettre les peaux et de revenir avec difficulté sur nos traces. 

Après plus de 8 heures d’effort 1700 mètres de dénivelé positive et quasiment 18 kilomètres de distance, ce fut éprouvant mais une magnifique édition avec une super équipe. 

Merci au chef de course. 

Dan 

Dimanche – Entre brouillard et ciel bleu

6h35. Le réveil « bouilloire » se met à chanter… mais à vrai dire, nous sommes déjà plus ou moins réveillés. Pas vraiment excités à l’idée de bondir hors du lit : le brouillard est bien installé et l’ambiance est plutôt aux réflexions stratégiques qu’à l’euphorie matinale.

Au petit-déjeuner, les discussions vont bon train : reste-t-on dans la région ou part-on chercher le soleil ailleurs ? Après quelques analyses météo dignes d’un centre de prévision, nous décidons de faire confiance au temps. Le brouillard devrait se lever progressivement. Pari tenté !

À 8h30, la logistique est en place : deux voitures, l’une au départ, l’autre à l’arrivée, environ 8 km plus loin à Simplon Dorf. L’organisation est rodée, il ne reste plus qu’à avancer.

Nous démarrons tranquillement, le temps que David et François nous rattrapent. La neige est déjà bien humide — il ne fait clairement pas froid. Après 45 minutes, ils arrivent… accompagnés d’une trentaine d’Italiens ! Heureusement pour nous, le groupe bifurque vers le Galehore et nous retrouvons rapidement notre tranquillité.

Dans la combe, nous mettons les couteaux par sécurité. Et là, surprise : un guide est passé avant nous. Que dis-je, une trace ? Une véritable terrasse ! Un billard. Un vrai plaisir à suivre.

Nous traversons ensuite un petit plateau avant de chercher un peu notre itinéraire pour rejoindre le Wyssbodehorn. Les deux passages visibles sont bien garnis de rochers, ce qui demande un peu d’attention. Mais une fois au sommet, la récompense est immédiate : le brouillard, resté discret jusque-là, se dissipe et laisse place à un magnifique ciel bleu. Parfait pour les photos… et pour confirmer que nous avons pris la bonne décision en restant dans la région.

La descente par Stosbode est un pur régal : neige excellente, sourires larges, tout le monde se régale. Seul le dernier quart demande un peu plus de vigilance, le manque de neige se fait sentir. D’ailleurs, les 200 derniers mètres se feront, pour certains, skis sur l’épaule — ambiance fin de saison !

Encore une magnifique journée en montagne, partagée entre amis, entre hésitations matinales et grand ciel bleu. Comme quoi, il suffit parfois d’y croire un peu… et de chausser les skis 😊

Thierry


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